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  Hagetmau

Habitants : 4500 Hagetmautiens et Hagetmautiennes

Superficie : 2837 ha - Altitude : 72 m / 142 m

Longitude : 0°35'37''- Latitude : 43°39'19''

Région : Aquitaine - Département : Landes

Arrondissement : Mont de Marsan - Canton : Hagetmau



L'origine du nom vient du latin Fagetum Malum, en langue romane Hayet Mau qui signifie mauvaise hêtraie. La devise Labore Crescit signifie "croître par le travail"



Au fil des siècles

La ville est traversée par le Louts, petit affluent de l'Adour dont les rives ont été peuplées très tôt comme en témoignent les nombreux vestiges préhistoriques découverts.

Hagetmau va prendre son essor au IVè siècle. 7 missionnaires (Sever, Girons, Justin, Clair, Polycarpe, Jean, Babile) reçoivent la mission du Pape Libère (352-366) d'évangéliser le Sud Ouest aux mains des Romains et des Aryens. Les 7 compagnons partent pour le sol aquitain. Girons est tué par les Vandales. Vers 778, Charlemagne bâtit à Saint Girons le premier monument dédié à l'apôtre de la Chalosse. Vers 859, les normands détruisent le moulin de Saint Girons appartenant aux religieux et ne laissent que des ruines à la place de l'église. L'ensemble est reconstruit au XIIème siècle. Il est composé d'une église abbatiale abritant la crypte, d'un monastère bénédictin et du moulin de Nayet. En 1569, l'église est à son tour victime de la dévastation huguenote menée par Montgomery et ses troupes. Reconstruite, le culte religieux y est assuré jusqu'au début du 19ème siècle siècle. En 1904, l'église est définitivement détruite, laissant le culte s'accomplir dans l'actuelle église d'Hagetmau dont la première pierre fut posée en 1884.

La seigneurie de Hagetmau vivait dans un château situé au centre ville actuel. Il resta dans la même famille de Lescun jusqu'à la révolution et fut démoli au début du 19ème siècle. Il reste peu de vestiges historiques, la ville s'est dotée de bâtiments modernes changeant la physionomie de la ville. Lors de la dernière guerre mondiale , la ligne de démarcation séparant la France libre de la France occupée passait à Hagetmau séparant la ville en deux.


Patrimoine


L’église Sainte- Marie Madeleine
est très largement éclairée par de nombreuses ouvertures des bas –côtés et des parties hautes de la nef et du chœur. Ces ouvertures sont ornées de vitraux dont l’ensemble, précisément étudié, offre un programme cohérent. Ce programme se répartit en quatre chapitres bien définis et ordonnés. Deux programmes dans les bas côtés : à gauche, l’histoire de Sainte Marie Madeleine en cinq scènes (la répartition de ces scènes reproduit la confusion des diverses « Marie » qui règne généralement ) Jésus à Béthanie chez Marthe et Marie, Marie-Madeleine au pied de la croix, les Saintes Femmes au tombeau, « Noli me tangere », le repas chez Simon. A droite, l’illustration des sacrements à travers six scènes emblématiques telles que Baptême du Christ, mariage de la Vierge, mort de Saint Joseph, la Cène… Les motifs historiés de ces vitraux harmonieusement colorés, s’inscrivent dans un espace ovale sur fond de grisaille à bordures de feuillage. Un troisième programme à caractère à la fois religieux et historique, occupe l’extrémité des bras du transept en trois lancettes plus ou moins larges. Ce sont des épisodes liés à deux saints mêlés à l’histoire de Hagetmau ,  Saint Girons et Saint Roch . Représentés en pied au centre de chaque ensemble, ils sont entourés de scènes (quatre pour chaque) de leurs actions : Saint Girons évangélisateur de la région et son martyre, Saint Roch et l’arrêt de l’épidémie de peste en ville en 1654. Un dessin souple, des plans justement répartis donnent de la vie à ces scènes. Celles-ci s’entourent d’une décoration architecturale de style gothique flamboyant avec arcades polylobées, fleurons et pinacles. Un quatrième ensemble vient compléter ce programme ; on relève dans le haut du chœur des saints dans une attitude conventionnelle et dans la nef un ensemble de grisailles. A signaler dans un bas côté, un hommage à Saint Vincent de Paul, personnage landais illustre. Ces vitraux sont l’œuvre de l’atelier du maître verrier Gustave Pierre Dagrand (1839 – 1915) travaillant alors à Bordeaux qui les a réalisés en 1886.

La crypte de St Girons mesure 12 mètres sur 7.6 mètres. On y accède par deux escaliers latéraux de quinze marches, bâtis dans l'épaisseur des murs. Le centre en dalles de pierre, de 4.2 mètres sur 3.8 mètres, est légèrement surélevé par rapport au reste du sol, lui-même en pierre. Il est cerné aux angles de quatre colonnes de marbre formant dais. C'est là que se trouvait le tombeau de Saint-Girons, objet de culte et de vénération de nombreux pèlerins. Des éléments de pierre viennent compléter ces fûts de marbre pour soutenir des chapiteaux richement sculptés, eux-mêmes portant une voûte à croisée d'ogives. La base des colonnes porte divers éléments décoratifs, boules, etc. Tout autour de la crypte court un banc de pierre d'environ 50 cm de haut, servant de lieu de méditation, de prière ou de repos aux pèlerins. Le banc sert également de base à dix colonnes de pierres engagées dans le mur de l'édifice et surmontées de chapiteaux. On notera dans le pan central du chevet l'existence d'un enfeu. L'ensemble est éclairé par quatre ouvertures étroites, trois en plein cintre à faible ébrasement intérieur (une au chevet, deux sur le mur de droite) alors que celle du mur de gauche, étroite et haute s'apparente à une meurtrière.

C'est le décor sculpté des  chapiteaux (classés aux monuments historiques) qui retient surtout l'attention dans la crypte. D'après l'iconographie des corbeilles, ils peuvent être classés en trois groupes :

un premier groupe de chapiteaux à feuillages (de type corinthien)

un deuxième groupe d'interprétations bestiaires (courant dans l'art roman)

un troisième groupe de chapiteaux historiés à personnages.

Ces oeuvres présentent une diversité assez remarquable, non seulement dans les thèmes, mais aussi dans le style.

La crypte est située sur le chemin de Saint-Jacques qui, venant d'Audignon, traverse Horsarrieu, Saint-Girons, Hagetmau, Momuy, Labastide-Chalosse pour rejoindre Argelos par le pont de la Haderne.

Jours et horaires de visites : Juillet et août : 15H-18H sauf le mardi. Hors saison : Contacter la mairie 05 58 05 77 77

Petit patrimoine

Croix :
La croix de la place des tilleuls appartient à la commune de Hagetmau, d'autres sont privées : croix des cagots avenue Ducournau - croix de Bellevue, route de Belevue - croix de Larrigade avenue du Général Gilliot.


Fontaines :
La fontaine des Cagots appartient à la commune de Hagetmau. Il en existe quatre autres : fontaine du chêne vert,  à la même adresse - fontaine de Bazaillac, avenue Henri Castelnau - fontaine de Turré, rue Victor Hugo et fontaine de Melet, quartier des abattoirs. La plupart sont privées. 


Le moulin de St Girons est privé


Lavoirs : Les
lavoirs du Louts et de la place du bois appartient à la commune. ceux de Peyroulet, de Burgué et du bois de Lailha sont privés.

De nombreux pins parasols dont l'un quartier de Laouilhé méritent d'être regardés.


Personnages célèbres


Edouard Ier , roi d'Angleterre : Il y séjourne en 1287.


Marie de Lescun : Elle se marie avec Odet d'Aydie, Comte de Comminges, Baron de Hagetmau (1457-1498), connétable et conseiller du roi.


François 1er , Roi de France : Il y séjourne en 1526. Partie à sa rencontre, Louise de Savoie, sa mère,
s'arrête au château.

Henri II d'Albret , roi de Navarre. Victime de fièvre au retour d'un voyage, il mourut à Hagetmau en 1559.

Diane d'Andoins , la belle Corisande (1555 — 1621). Née à Hagetmau, elle se marie avec Phillibert de Gramont à l'âge de 12 ans. Veuve à 26 ans, elle devient la maîtresse du roi Henri IV et participe à son accession au trône de France. C'est une amie de Catherine de Bourbon (soeur du Roi Henri IV) et de Michel de Montaigne avec qui elle échange une correspondance importante.

En 1604, Antoine III de Gramont naît à Hagetmau. Nommé Maréchal de France en 1641 et Ambassadeur du roi Louis XIV en Espagne, il demande la main de l'infante Marie-Thérèse, future reine de France.

Bernard Audigeos (1635-1677). Il lutta contre la gabelle, organisant de nombreuses batailles contre les intendants du roi.

Wellington , vainqueur de Napoléon 1er . En 1814, il séjourna à la maison Saint Christau.

Henri Castelnau (1814-1890). Il fut général du Second Empire.

Pascal Duprat (1815 —1885). Homme politique et journaliste, il fut la figure emblématique de la révolution de 1848 et de la proclamation de la IIème République

Docteur Fernand Lubet-Barbon (1857-1948). Médecin chercheur, il mit au point plusieurs traitements de maladies liées aux oreilles ou aux voies respiratoires.

Henri Lefebvre (1901 — 1992). Philosophe marxiste

Chanson d'Hagetmau 

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