Labastide-Chalosse
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Habitants : 122 Labastidiens et Labastidiennes
Superficie : 456 ha - Altitude : 49 m / 127 m
Longitude : 0°36’36’’W - Latitude : 43°36’43’’N
Région : Aquitaine - Département : Landes
Arrondissement : Mont de Marsan - Canton : Hagetmau
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Le village a porté le nom de Labastide-de-Pont-la-Reine jusqu'en 1792. Ce nom fut donné par analogie avec Puenta la Reyne en Espagne, lieu de convergence des routes pèlerines de Saint-Jacques-de-Compostelle, passage obligé des pèlerins sur la voie de Vezelay ou voie limousine.
Au fil des siècles
L'histoire du village remonte à 845. Le village s'appelait alors Chalosse et il fut incendié par les Normands vers la fin du 9ème siècle. La Bastide fut fondée par Edouard II, roi d'Angleterre et duc d'Aquitaine. Les premiers travaux débutèrent à partir de 1307 et s'achevèrent en 1327. Sur l'emplacement du village actuel se trouvait un fief sous la domination du sir de Mongbeit, vassal du duc de Gramont, qui habitait le château de Momuy. Les plus anciens papiers de la famille de Mongbeit portent la date de 1661.
La bastide fut rasée durant les guerres de religion. Les cloches de l'église furent jetées dans le Luy qui était tout proche et où elles doivent encore se trouver. Le village fut reconstruit sur un coteau plus proche d'Hagetmau. Il s'est regroupé partiellement autour de l'église Saint-Vincent qui date de 1873. Jusqu'alors, cette dernière était à l'emplacement de l'ancienne bastide démantelée, recouverte aujourd'hui d'un bois. On peut encore voir le fossé circulaire.
Petit patrimoine
Il existe encore des pierres tombales discoïdales à l'ancien cimetière, datant de 1875, et plusieurs autres affleurant le sol avec des croix grecques ou de malte. La traversée de la commune où cheminent les pèlerins est jalonnée par des petits monuments religieux : Statue de Saint Michel , Croix de la Hourcade , Croix Haoura, Calvaire de Lacrouts, Vierge à l'enfant de Lamariot qui pourrait avoir pour vocable Notre-Dame du chemin.
La fontaine Saint Pierre dite de « Béougos »,
ce qui signifie en vieux
gascon " Boire les bœufs" est située à l'angle de l'intersection de la route de Hagetmau à Labastide Chalosse et de la route reliant celle-ci à la D 933. Elle se nomme St Pierre car c’était le patronyme de l'ancienne église de Cazalon aujourd'hui disparue. Il ne subsiste sur le site que le cimetière et une croix à l'emplacement de l'église. Cette fontaine a été construite au Moyen-âge en pierre taillée par les Cazenave de Momuy, une famille d'artisans maçons qui étaient les entrepreneurs de l'époque.
On trouve en façade l'effigie de St Pierre portant la clé, coiffé d'une tiare, attribut de la papauté. Il est accompagné d'un apôtre, l'inscription Cazenave se devine sur le côté gauche.
Les gens du pays attribuait à cette source des vertus médicinales et y amenaient les enfants et les petits animaux tardant à marcher. La reconnaissance populaire se traduisait par des pièces de monnaie lancées dans la fontaine. A cet effet un petit trésor y fut découvert et servit en partie au financement de la construction de l'église actuelle de Labastide Chalosse en 1873.
Cette fontaine était aussi une halte pour les pèlerins de St Jacques de Compostelle sur la voie de Vézelay après leurs dévotions au tombeau de St Girons à Hagetmau. Ils pouvaient y boire, se laver et baigner leurs pieds fatigués par le long chemin, car cette eau procure aussi un bien être sensible, par activation de la circulation sanguine. Ensuite, ils poursuivaient leur route par Labastide de Pont la Reine, passaient le Luy de France au site de la Haderne pour gagner le Béarn par Argelos et Beyries.
En 1992, la Coopérative Maïsadour s'est portée acquéreur d'une parcelle jouxtant la fontaine, afin d'y construire un silo de collecte de maïs et de ce fait à pris en charge la restauration de la fontaine. Elle a été restaurée avec bassin et margelle pour accueillir à nouveau les pèlerins qui ont repris le chemin de St Jacques et les promeneurs qui souhaitent se délasser les pieds.
Curiosités et Légendes
Au bourg, un superbe pin parasol est visible. Il appartient à la famille DEYRIS.
La bastide gardant l'accès au chemin vicomtal béarnais vers Esserain étant en pays catholique vit d'un très mauvais œil le passage en 1560 de la reine Jeanne d'Albret (protestante, mère d'Henri IV) qui se rendait en ses terres d'Albret. Les habitants toujours fraudeurs coupèrent, lors d'une halte de nuit, les queues des blanches de son convoi, elle en conçut une forte colère : "Qu'in s'aspère aquère bille ?". Labastide lui aurait-on répondu : "Que séra biste débastide". Telle est la légende.
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