Office de Tourisme

Ignorer les liens de navigation

Guide touristique

Toutes les adresses pour réussir votre séjour

A ne pas manquer

  Peyre


Habitants : 225 Peyrois et Peyroises


Superficie : 1025 ha - Altitude : 60 m / 156 m


Longitude : 0°32’49’’ - Latitude : 43°34’01’’


Région : Aquitaine - Département : Landes


Arrondissement : Mont de Marsan - Canton : Hagetmau



 
Peyre doit son nom à la configuration de son sol : pays de la pierre. En effet, on y trouve des lits profonds de galets, de graviers, souvent même de véritables blocs granitiques. Jadis, d'importantes carrières y étaient exploitées. Cette appellation est confirmée par le nom de certaines maisons : Laspeyres, Peyrot, Peyrou, etc...).


Au fil des siècles



Peyre eut jadis son château seigneurial dont il ne subsiste que quelques fossés. On retrouve aussi les fossés circulaires qui servirent à mettre le château à l'abri des incursions des seigneurs et paysans voisins. A l'entrée du bourg, le pavillon de garde est toujours debout. C'est un véritable bastion aux murs percés de meurtrières qui servit longtemps à commander la route du Béarn et devint la prison de l'endroit. Aujourd’hui, c’est un bâtiment agricole.



Au Nord-Ouest de la paroisse, attenant à la maison Péré, on voit un tumulus appelé "lou castra". On y a découvert un escalier de pierre conduisant en haut du mamelon, une meule à broyer le froment, un dépôt de charbon de bois très bien conservé et surtout une grande médaille en cuivre portant des inscriptions de l'époque gallo-romaine. Aujourd'hui, l'escalier a disparu et le castra est parsemé de pins maritimes. Il est visité régulièrement les archéologues ou les curieux.


Les seigneurs de Peyre appartenaient à la famille de Navailles Méristens, à partir de 1309. Certains membres de cette famille possèdent une pierre tombale dans l'église et leurs armes sont visibles devant le maître-autel. Le comte de Peyre était Capitaine, commandant les mousquetaires du roi sous Louis XIII et XIV.


Peyre était en 1774 chef lieu du canton de justice dans la sénéchaussée de Saint-Sever. Le comte de Treville en était le seigneur justicier. (ensemble des notables)


Patrimoine


Situé autour de l’église, l’emplacement du cimetière nous permet de le faire remonter au 11e siècle car l'usage était de situer le champ des morts à l'entour de l'église. On note cinq pierres funéraires datées d’avant le 15ème siècle, grossièrement taillées dans le bloc, avec croix en relief, caractéristiques de l'époque.


L'ancien presbytère jouxtait l'église (plus de trace aujourd'hui). Une pierre est scellée au-dessus de la porte de la cure actuelle, dont la date de construction est 1670.


L'église
est sous la protection de Notre-Dame de l'Assomption. Son style et sa disposition générale nous font penser qu'elle date au moins du 15ème siècle. Le soubassement des piliers de la nef et du sanctuaire, la régularité structurale et les nervures de ses ogives, la coupe de ses voûtes le prouvent. A l'époque, elle servait de sépulture aux seigneurs : la famille des Navailles-Méritens. Les armoiries trônent devant l'autel. On les trouve sur une bande de maçonnerie en relief, large de 30 cm et à 2 m 50 du sol sur le pourtour extérieur de l'abside et de la chapelle à la Vierge. C'est là que se posaient les tentures funèbres.

Un fort beau tableau de Notre-Dame de l'Assomption dominait l'ancien maître-autel. Il fut vendu à une église plus fortunée.


L'église originale a été cimentée extérieurement en 1963. L'édifice actuel, remanié et agrandi est de style gothique. Il s'oriente d'Est à l'Ouest et mesure 25 m de long sur 7 m 30 de large avec une hauteur de voûte de 8 m 40. Huit contreforts extérieurs le soutiennent.


Le clocher
est une tour, hexagonale dans sa base et sa moyenne partie, carrée depuis la cage des cloches jusqu'à la flèche. Elle mesure 30 m de haut. Le beffroi renferme 3 cloches : la petite est muette depuis longtemps et hors d'usage. Elle composait un carillon, un des plus beaux de la contrée. La grande cloche donne le sol. Cet exergue y est inscrit : "J'ai nom ASSUMPTA, j'ai été donnée en 1867 à l'église de Peyre par Jean Baptiste Gaxie, premier ancien maire et parrain en souvenir des familles P.R. et S. de la maison Gaxie. Son baptême eut lieu en 1868". La petite cloche donne le si et fut fondue en 1817. Elle porte l'inscription suivante : "A fulgure et tempe state libera nos, domine Sancta Maria, ora pro nobis".


Avant 1820, le porche servait de salle d'école. Vers 1830, l'école fut transférée dans l'ancien presbytère. Il mesure 4.80 m sur 4. 40 m et ne sert plus que de plein pied à la nef et de logement pour le corbillard paroissial. Une dalle usée par les passants y rappelle aux fidèles la sépulture de l'Abbé Dastugues, premier curé de Peyre après la révolution. Ce porche avait été aménagé grâce au don de 150 F qu’avait fait M. Joseph Castera en l'honneur de sa femme qu'on y avait inhumée. A sa mort, en reconnaissance, le curé y fit transporter son corps enterré dans le tombeau de famille.


On fit des travaux d'entretien en 1825, 1840, 1844, 1850 et 1870 à la nef principale. En 1872, la situation étant précaire. L'Abbé Fouriscot demanda le rebâtissement de la voûte mais ne fut pas entendu. En 1882, l'Abbé Darribère obtint l'accord de la mise en marche des travaux. On refit toutes les toitures de l'église ainsi que la voûte avec arcs-doubleaux en pierre. En 1890, on refit le carrelage de céramiques du sanctuaire et de deux petites chapelles.


Le premier chemin de croix date de 1848. Le 11 mai 1902, M. Cazaumayou érigea les magnifiques tableaux en carton romain polychromé. Il bénit la statue de saint Antoine de Padoue. Le 27 mars 1927 a été érigé le cadre de sainte Thérèse de l'Enfant Jésus.


Au départ, le sanctuaire possédait une voûte fort belle, en boiseries, soutenue par des arcs-doubleaux très légers, en bois. Trois fenêtres, de pur style ogival et percées à hauteur de 2 m, lui donnaient le jour. En 1878, trois nouvelles ouvertures à 4 m du sol furent percées (hauteur 2.70 m). Lors des travaux, furent découvertes 2 autres fenêtres murées depuis longtemps. Ces baies restèrent inachevées. Le sanctuaire était entouré de boiseries antiques contre lesquelles étaient ménagées les sièges de notable. La chaire a été déplacée à l'endroit qu'elle occupe aujourd'hui.


Autrefois, cinq statues remarquables en bois sculpté et doré occupaient les cinq panneaux du choeur . Au milieu le Père Eternel était entouré de Saint Baptiste et Saint Paul et de chaque côté il y avait la Vierge de l'Assomption et Saint Pierre. Ces belles statues ont disparues. Elles sont remplacées par Saint Joseph, Saint Vincent de Paul, Saint Michel et Sainte Jeanne d'Arc. En 1925, deux lustres d'ornement ont été placés sous les arcades de l'autel. En 1926, le sanctuaire et la voûte ont été repeints. La lampe du Saint Sacrement et deux couronnes de lumière en
bronze doré sont dans la grande nef. Le fauteuil du célébrant a été offert en 1922.


L'ancien maître autel était en bois sculpté doré comme la croix et les six chandeliers. Il était adossé au mur, surmonté de la couronne royale, dite couronne de Charlemagne et dominé par un magnifique tableau de Notre-Dame de l'Assomption. Cette peinture fut vendue en 1878 à des églises plus fortunées. L'autel fut brûlé.


La chapelle de droite est la partie la plus ancienne de l'église. Un tableau y encadrait l'autel de Saint-Blaise, mais fut interdit par Monseigneur Lanneluc. En 1846, il y avait
un autel fixe composé d'une seule pierre. Plus tard, un autre en beau marbre blanc, avec filigranes variés le remplaça. Cette chapelle est actuellement dédiée à Notre Dame de Lourdes, dont la statue domine l'autel.


Dans la chapelle de gauche, dédiée à St Blaise, l'autel demeure encore digne d'attirer les regards, malgré l'effritement continuel des moulures de plâtres qui ornaient jadis le retable et couraient finement sur la surface du tombeau. En 1926, on mit en place un nouveau palier et une pierre sacrée permettant de célébrer les Saints Mystères.


Petit patrimoine


La chapelle de Sendets est située à environ 1 500 mètres du bourg dans la plaine du Luy. Elle mesure 13 m de long sur 6 m de large. Cette chapelle est fort ancienne tout comme l'emplacement du petit cimetière qui l'entoure (11ème siècle). C' était, autrefois, l'église paroissiale. En 1924, l'antique autel de bois a été refait. Le tabernacle primitif avec l'image ciselée de Notre Seigneur, une statuette de la Sainte Vierge, des colonnettes torses et quelques moulures en couleur ont été conservés.


Erigé en 1921, le monument aux morts est en pierre d'Arudy. Le piédestal porte en lettres d'or le nom des 14 enfants de Peyre tombés à l'ennemi. Au-dessus, s'élève une colonne sur laquelle se détachent, en relief, une palme, une croix de guerre et le millésime des années 1914-1918.


Seule la croix de Ménicoun existe encore. Autrefois, il y avait la croix de la Carrere, la croix de Lestellou, la croix du Château, la croix de Bitaubé, la croix de Fréricq et la croix de Poublan.


Une ancienne cour de château existe encore, c’est une propriété privée. De très vieux chênes ont été répertoriés par une association départementale.


 

La fête et ses traditions : bandas, course landaise...